Mercredi 20 avril 2005
Je passe ma vie derrière les fenêtres me demandant ce que ma vie pourrait être si j'étais ce que je veux paraître et non pas ce que je suis peut-être. Je me demande si je suis plus qu'un être qui fait naître d'autres êtres, les fait disparaître et réapparaître au grès de ces traitres bourreaux du mal-être.

Naitre, être, paraître, disparaître, voilà le destin de tous les êtres.

A quoi rime la vie
A part à ces quatres mots maudits
Si le vécu se résume ainsi
Il reste un chef d'oeuvre inaccompli

Si être et ne pas être sont les questions de tous les êtres mieux vaut-il peut-être n'être qu'un "paraître" qui pour être ce qu'il veut être va paraître pour un traitre et va se noyer dans un mal-être qui va peut-être le faire disparaître et fera naître chez d'autres êtres ce même mal-être par culpabilité de n'être qu'un être qui fait naître et disparaître sans faire renaître.

Naitre, être, paraître, disparaître, voilà le destin de tous les êtres.

A quoi rime la mort
Si ces quatres mots d'or
Ne nous font que du tord
et nous donnent des remords

Être comme un hêtre, c'est ce que je veux être.




Ecrit le 20/04/2005
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Jeudi 14 avril 2005
Tu l'as tué
Elle ne se relèvera jamais
Tu l'as tué
Tu n'es qu'un meurtrier


Comment as-tu osé ?
Tu disais que tu l'aimais
Devant Dieu tu l'as juré
Et tous les soirs elle pleurait
Tous les soirs elle souffrait
Tous les soirs tu lui mentais

Tu l'as tué
Elle ne se relèvera jamais
Tu l'as tué
Tu n'es qu'un meurtrier

Et la vie pour elle continuait
Elle essayait de pas y penser
D'oublier que tu y passais tes soirées
Et quand tu la touchais
Doucement elle se soumettait
Tes désirs toujours elle accomplissait
Pour ne pas que tu saches qu'elle savait

Tu l'as tué
Elle ne se relèvera jamais
Tu l'as tué
Tu n'es qu'un meurtrier

Le temps passe et dans la continuité
Des enfants sont nés
Eux aussi tu les battais
Quand le soir tu rentrais
Le pas boitant, alcoolisé
Tu claquais la porte et montait l'escalier
Tu frappais et elle regardait

Tu l'as tué
Elle ne se relèvera jamais
Tu l'as tué
Tu n'es qu'un meurtrier


Le viol psychologique qu'elle subissait
Lui faisait penser qu'elle n'étais pas aimée
Alors un soir elle est montée
Laissant ses enfants au lit
Toi dans ton bistrot pourri
Elle a pris l'échelle du grenier
La corde à la poutre elle accrochait
Elle a sauté et n'est jamais retombée

Tu l'as tué
Elle ne se relèvera jamais
Tu l'as tué
Tu n'es qu'un meurtrier

Ivrogne que tu es
Quand tu l'as trouvé attachée
Tu n'as même pas pleuré
Dans le fond tu l'savais
Tes enfants abandonnés
D'une mère se sont privés
Tu n'as jamais eu aucun regret

Tu l'as tué
Elle ne se relèvera jamais
Tu l'as tué
Tu n'es qu'un meurtrier

Maintenant tu vis avec ça
Connard ! T'as pas honte de toi ?
Tu n'te regardes même plus en face
Quand je te vois tes yeux se baissent
Ecrase !

Salaud ! Tu vas m'écouter
Si je pouvais je te tuerais
Un deux octobre pour l'honorer.

Connard ! Tu n'as jamais pleuré !
Tu n'l'as jamais aimé !
Meurtrier ! T'as pas mis de fleurs sur sa tombe, jamais !
T'as interdit à tes enfants d'y aller !
Salaud ! Tu m'as privé d'une partie de ma famille
Connard ! Tu n'l'as jamais aimé !
Tu n'as jamais regretté
Tu lui mentais !
Tu n'l'as jamais aimé !

Ma tante, on t'aime encore
Ma tante, c'est juré
Ma tante, on te pleure
Ma tante, on te regrette
Ma tante, à l'éternité je m'en souviendrai
Ma tante, ta naïveté t'a tué
Ma tante, on t'aime
Ma tante, il te mentait
Ma tante, ta naïveté
Ma tante, on t'aime
Ma tante, ta naïveté
Ma tante, on t'aime
Ma tante, fallait pas plier...



Ecrit le 14/04/2005
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Dimanche 10 avril 2005
On m'a dit que la vie est un long fleuve tranquil,
Alors pourquoi finit-elle en péril ?
Pourquoi me laisse-t-elle seule sur une île ?
Pourquoi me parait-elle si puérile ?

On m'a dit que la vie vaut la peine d'être vécue,
Alors pourquoi suis-je par sa faute si déçue ?
Pourquoi m'a-t-elle autant déplue ?
Pourquoi laisse-t-elle mes attentes à nu ?

Mais que croire, que croire
Quand toutes les belles choses de la vie
Ne me font plus envie
Et me donnent envie de les laisser choire ?


On m'a dit que la vie est belle,
Alors pourquoi est-elle si cruelle ?
Pourquoi me coupe-t-elle les ailes ?
Pourquoi la vie ne m'ouvre-t-elle pas son ciel ?

On m'a dit que la vérité est toujours bonne à dire,
Alors pourquoi ne fait-elle jamais rire ?
Pourquoi étouffe-t-elle tout mes sourires ?
Pourquoi me fait-elle tant souffrir ?

On m'a dit que l'amour n'est que bonheur,
Alors pourquoi n'est-il pour moi qu'une douleur ?
Pourquoine me donne-t-il que des pleurs ?
Pourquoi l'amour n'a-t-il pas de coeur ?

Mais que croire, que croire
Quand toutes les belles choses de la vie
Ne me font plus envie
Et me donnent envie de les laisser choire ?




Ecrit le 10/04/2005
Publié dans : Poésie d'ici - Par P.
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Dimanche 10 avril 2005
Aujourd'hui l'heure est venue
Et ce temps que j'ai tant attendu
Et enfin révolu.

T'as bien profité de moi
Tu m'as fait saigner plus que j'n'dois
Maintenant exsangue que je suis
Tu vas connaître la souffrance qui me nuit

Je vais te faire comprendre
L'importance de ces cendres
Et je vais raviver le feu
Qui nous cramait tout les deux

Je vais te blâmer
Dans le royaume des damnés
Tu vas connaître l'enfer
Tu vas respirer mon air

Doucement je te viderai
De tout tes bonheurs passés
Je remurai le couteau dans la plaie
Je t'écorcherai fière de ce que je fais

Autant dire que tu vas souffrir
Et je te laisserai pourrir
Bon-à-rien tu es né
Nul-en-tout à jamais

Aucune resistance n'est utile
Ca te menerai droit au péril
Car au pays des anges de la mort
Seules les hurlements sont d'or

La plaie que tu m'avais laissé
Ne s'est pas cicatrisée
Et je vais te faire regretter
De m'avoir laissé dériver

Comment fais-tu pour être si cruel ?
Tu me faisais des promesses éternelles
Et quand j'ai réalisé
Qu'elles n'étaient qu'éphémèrités
C'est la gorge que je me suis tranchée

J'arrêterai de t'enfoncer
Mes doigts dans ton corps
Quand enfin tu m'auras avoué
Que sans m'attendre tu es mort

De ta faute je saigne encore
De mon coeur sort, sort, sort
Laisse-moi crever en paix
Je n'ai même pas le courage de te tuer
Ne me redonne pas la vie
Je préfère mourir ici
Je préfère de loin la mort
A cette vie de remords
Tu m'as vidé de mon sang
Alors maintenant va-t-en
Ne me redonne pas la vie
je préfère mourir ici
Ne me redonne pas la vie
je préfère mourir ici
Ne me redonne pas la vie
je préfère mourir ici...




Ecrit le 10/04/2005
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Samedi 9 avril 2005
Comme cette fleur
Qui doucement éclore
Et tristement se fane

Comme cette eau
Qui lave toutes les impuretés
et se vieillit inutile

Comme cette larme
Qui coule sur ma joue
Et que ma main efface

Comme cette douleur
Qui me frappe au coeur
Et que je dois tuer

Commes toutes les choses
Que tu me promettais
Et sur lesquelles tu as fait un trait

Si tu veux que je t'oublie
Sache que c'est la dernière chose
Que je ferai dans ma vie
Sans attendre la dernière pétale de rose

Comme toutes ces heures écoulées
Passées à espérer
Un amour impossible

Comme la lueur dans tes yeux
Qui me disait tant de choses
Et que la vérité a démenti

Commes tous ces mots chuchotés
Que j'ai cru comprendre
Et que je dois oublier

Comme cette pensée
Qui pourtant pleine d'espoir
Est porteuse d'idées si noires

Si tu veux que j'efface
Tout ce que j'ai cru
Sans en garder une trace
Je rejoindrai les anges déchus

Si tu veux que demain
Tout ce qui s'est passé soit oublié
Il faudra prendre ton courage à deux mains
Pour creuser ma tombe et m'enterrer

Car s'il y a une chose
Qu'il m'est impossible d'accomplir
Que je sois en larme ou en rire
C'est ne plus penser à ton hypnose.



Ecrit le 09/04/2005
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